Kangourou en cavale à Boucherville: un animal exotique se promène et on tente de le retrouver
Un wallaby qui s’est échappé d’une écurie sur la Rive-Sud de Montréal est toujours en liberté, cinq jours plus tard. La fondatrice d’un refuge tire la sonnette d’alarme : plus l’opération de capture s’étire dans le temps, plus les risques d’accident sur l’autoroute augmentent.
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Le ministère de la Faune a indiqué au Journal de Montréal, lundi, qu’une opération « très risquée » était en cours pour capturer le wallaby. Il demandait à la population de ne pas s’approcher de l’animal.
C’est pendant une recherche d’une pension pour ses chevaux dans une écurie, en début de semaine, qu’une informatrice de Galahad SPCA aurait aperçu l’animal exotique dans un enclos. C’est ce qu’a confié à l’agence QMI Chamie Angie Cadorette, directrice de l’organisation spécialisée dans les grands animaux.
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Le bébé kangourou a été aperçu vers 15h samedi le 13 juin dans une plaine près de l’autoroute 20 et d’un centre équestre à Boucherville ; « À partir du moment où il perd le contact avec le sol, il perd un peu ses moyens de défense, parce qu’il peut nous attaquer seulement s’il y a une bonne assise au niveau du sol. Donc, la capture doit être délicate. C’est pour ça que l’on préfère, et de très loin, la télé sédation vétérinaire », a-t-il répondu après avoir été questionné sur les techniques de captures de kangourou.
Selon nos informations, certains groupes seraient tentés d’essayer de trapper l’animal de manière illégale.
Entouré d’herbes et d’un étang, le wallaby a ce qu’il faut pour survivre. Toutefois, sa proximité aux autoroutes inquiète Chamie Angie Cadorette.
En fin d’avant-midi, mardi, le petit kangourou n’a toujours pas été capturé. Selon les informations de Mme Cadorette, on ignore même l’emplacement précis de l’animal : « On a tellement tardé qu’hier soir, ils ont eu vraiment du mal à le trouver parce qu’il paraît qu’il y avait des gens là-bas. Puis la dame, ce matin, m’a dit qu’elle ne l’a pas revu », a-t-elle mentionné.
La Faune confirmait d’ailleurs qu’aucun permis de garde d’animaux exotiques n’avait été délivré pour le secteur de Boucherville, établissant ainsi le caractère illégal de la détention du kangourou, et qu’ils passeraient à l’action dans la semaine suivante. L’un des potentiels braconniers aurait déclaré qu’ils allaient « essayer de l’attraper au lasso, sinon de le tirer à l’arbalète », selon les informations de Galahad SPCA.