Voici les 7 livres préférés du romancier Simon Boulerice à lire cet automne
Dans le cadre de La Grande Lecture Partagée du 22 octobre, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Simon Boulerice, porte-parole de cette initiative. Pour l’occasion, l’auteur et comédien nous a dévoilé ses coups de cœur littéraires.
• À lire aussi : Ce photobooth de Montréal vous match avec votre âme sœur
• À lire aussi : 13 livres à lire absolument cet automne
La Grande Lecture Partagée
Organisée par l’Institut des troubles d’apprentissage, en collaboration avec l’Association canadienne des troubles d’apprentissage, la Grande lecture partagée invite les Québécois à prendre un moment pour lire ensemble le 22 octobre, en famille, à l’école ou entre amis. Pour sa deuxième édition, l’initiative souhaite atteindre un objectif collectif de 5 millions de minutes de lecture afin de promouvoir le plaisir de lire et de soutenir les jeunes qui vivent avec des défis d’apprentissage. Porte-parole du mouvement, Simon Boulerice rappelle que chacun peut trouver son bonheur dans la lecture, à condition de découvrir les livres et les formats qui lui correspondent.
• À lire aussi : 39 calendriers de l’avent originaux à se procurer pour patienter jusqu’à Noël
Voici donc les 7 recommandations lecture de Simon Boulerice.
1. Exploser tout bas, Geneviève Jannelle
« La vie de Claude, mère de trois filles, bascule lorsqu’elle découvre un monde parallèle où elle n’a jamais eu d’enfants. Elle y trouve une liberté oubliée, une carrière florissante et une sensualité libératrice. Mais une sourde menace plane sur cette nouvelle réalité. Dans un roman qui oppose à la prévisibilité de nos existences une magnifique sortie de route, l’autrice questionne avec finesse les choix qui font de nous qui nous sommes. »
ACHETER ICI
2. Chambres noires, Dominique Fortier
« À l’instar de Emily Dickinson, qui a inspiré à Dominique Fortier deux de ses livres, la photographe franco-américaine Vivian Maier n’a pas cherché à diffuser son travail de son vivant. Ce sont d’autres qui, après sa mort, ont fait connaître son œuvre. Elle a vécu une existence à la fois pleine et retenue, créant pour elle-même avant tout. Une forme de pureté artistique qui persiste à fasciner Dominique Fortier.
C’est pourquoi elle se lance dans Chambres noires sur les traces de Vivian Maier, enfant sans père née d’une mère sans père, élevée entre New York et les Alpes, dans une solitude brisée seulement dans l’obscurité des salles de cinéma et les bains de foule new-yorkais. C’est le métier de nounou qui lui offrira la liberté dont elle a besoin pour commencer, d’abord à tâtons, puis avec une constance frisant l’obsession, son œuvre photographique. Rolleiflex au cou, les pieds sur le béton, les yeux et le cœur tournés vers ce que personne d’autre ne voit, cette femme hors normes construit sur près de quarante ans son œuvre secrète, fougueuse et grave. Cherchant en toute chose la face cachée, l’étrange, le secret, Maier accumule pendant des décennies des photos et des négatifs témoignant de son attention rigoureuse et de sa clairvoyance, mais aussi d’une tendance à l’accumulation qui prendra finalement toute la place. »
ACHETER ICI
3. Opioïdes et organes, Arizona O’Neill
« Après la surdose de son père Chris, Arizona doit prendre une importante décision : celle de donner ses organes. Ce geste, présenté partout comme un don de vie, continue de la hanter des mois plus tard. Elle digère mal l’idée que son père, comme beaucoup d’autres personnes chez qui on prélève les organes - souvent de jeunes toxicomanes démunis - n’aurait jamais pu se qualifier pour recevoir un tel don. En acceptant que le corps de son père, qu’elle connaissait si peu, serve à guérir ceux d’inconnus, a-t-elle contribué à reconduire une forme d’inégalité sociale ?
En compagnie du lézard Izzy, incarnation de ses angoisses et obsessions, et de Frankie, la sympathique créature cadavérique de Mary Shelley, Arizona plonge dans l’histoire des greffes et des expériences réalisées sur les dépouilles humaines. Elle découvre alors que ce déséquilibre entre la classe sociale des gens dont le corps est utilisé à des fins scientifiques et les groupes sociaux qui en tirent profit ne date pas d’hier. Que ce soit en Irlande, où Arizona rejoint sa mère Heather, sur le campus d’une grande université américaine ou dans les catacombes de Paris, les traces de cette exploitation sont partout, et remontent jusqu’à l’Antiquité. »
ACHETER ICI
4. Yvon avant Deschamps, Tristan Demers, Annie Deschamps et Sampar
« Yvon Deschamps a passé son enfance dans le Saint-Henri des années 1940. Entre vie de famille et jeux de ruelle, bancs d’école et bancs d’église, il faisait les quatre cents coups avec ses amis et ses frères Denis et Gilles, sous l’œil amusé de parents aimants, Anna et Avila.
Annie Deschamps a recueilli les souvenirs de son père pour faire revivre, sous le trait irrésistible de Sampar et avec les conseils avisés de Tristan Demers, une époque mouvementée et un quartier ouvrier emblématique, dans le regard d’un p’tit gars qui deviendrait, un jour, l’un des plus grands comiques du Québec. »
ACHETER ICI
5. Je voudrais que la vraie vie soit comme dans mon rêve, Sophie Jeukens
« La nuit, les rêves du narrateur sont grandioses. Le jour, la vraie vie pique, fait du bruit, va trop vite. Heureusement, dans le vrai monde, il y a aussi des choses qui apaisent : les rayons du soleil, le silence à écouter, les insectes à observer. Et surtout, il y a les rêves, ceux du jour et ceux de la nuit. Je voudrais que la vraie vie soit comme dans mon rêve offre une poésie toute en finesse dans laquelle le narrateur apprend petit à petit à habiter toutes les dimensions du monde. »
ACHETER ICI
6. La robe aux histoires, Madeleine Goubau et Nathalie Dion
« Chaque jeudi, Juliette s’émerveille de l’élégance de sa grand-mère qui l’attend à la sortie des classes. “ C’est que mes vêtements ont une histoire, lui explique Mamie. Quand je les porte, c’est comme s’ils la racontaient. ” Juliette aimerait que ses tenues en fassent autant, et accepte le pacte que Mamie lui propose pour y arriver.
Un livre qui insuffle une bonne dose de plaisir, de beauté et d’émotions à l’idée de mode durable. »
ACHETER ICI
7. Ce livre coûte cent mille dollars, Marjolaine Beauchamp
« Poèmes, billets de radio, visuels, inédits. Ce livre est une carte topographique. Une plongée dans l’arborescence. C’est un refus d’éparpillement. Ce livre est beau. Réfléchi. Pop. Un peu has been Pas trop malaisant. Ce livre est un side hustle. Ce livre coûte cent mille dollars »
ACHETER ICI
Bonne lecture !
• À lire aussi : Voici les 24 meilleurs cafés où télétravailler et étudier à Montréal
• À lire aussi : [VIDÉO] Valérie Plante, la première mairesse de Montréal, nous dévoile ses adresses préférées