Ce bar mythique de la ville de Québec ne vend plus de bière, et c'est la fin d'une ère
La situation est difficile à croire pour ceux qui ont connu les bars dans les années 90, mais Le Dagobert ne vend plus de bière. Oui, oui...
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Dans la même lignée, une boîte de nuit dans laquelle les clients ne peuvent pas consommer une Molson ou une Labatt semble une réalité déconcertante.
La nouvelle, d’abord rapportée par le FM93, surprend assurément les plu s vieux, mais ce changement s’est imposé de lui-même. Après la cigarette en 2006, la bière serait-elle sur le point de disparaître 20 ans plus tard?
Le patron de la dernière institution sur la Grande Allée, à Québec, affirme avoir pris une décision d’affaires en raison des habitudes de consommation en 2026.
«La bière était un incontournable des années 80-90, mais il y a eu un changement de cap. On vend encore de la bière de juin à octobre. Pendant l’hiver, c’est difficile à rentabiliser. Une caisse de Corona par exemple se vend 130$ pour les restaurateurs. À l’épicerie, la même caisse est 43$», explique Jean-Frédéric Laberge, 51 ans.
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Ventes en baisse
Selon le propriétaire de la discothèque, la bière représente aujourd’hui entre 10 et 20% des ventes selon la période de l’année, et Le Dagobert est ouvert trois soirs par semaine, du jeudi au samedi.
M. Laberge précise également que l’expérience a été tentée l’hiver dernier. La bière n’a plus la cote de popularité, surtout s’il faut la vendre 15 dollars. Le Dag doit payer la sécurité et les DJ pour deux salles et la direction n’exige pas de prix d’entrée à la porte. Actuellement, les plus déçus seraient tous âgés de plus de 35 ans.
«On a fait le test. Je n’ai pas eu plus de trois plaintes en un an. La manutention, la gestion et la réfrigération, ça ne vaut plus la peine. Il faut gérer les vides, ça casse. Ce n’est pas payant. Les jeunes de 18 à 25 ans ne boivent pas de bière. Ils viennent d’abord pour danser. C’est une dynamique différente. La téquila est populaire. Ils prennent des shots», ajoute M. Laberge.
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Mesure temporaire
Après une année 2022 exceptionnelle, la discothèque serait même en voie de connaître une autre excellente année selon son dirigeant. L’établissement n’est pas menacé de fermeture.
M. Laberge réfute par ailleurs la thèse selon laquelle il n’aurait pas payé des fournisseurs de bière, ce qui expliquerait la décision actuelle. L’information serait inexacte à son avis.
«On a deux fournisseurs. Il y en a un qui nous doit de l’argent, et l’autre à qui nous devons de l’argent. Mais nous sommes positifs entre les deux (soldes).»
Le retour du soleil et de la clientèle touristique en juin prochain devrait donc ramener le houblon sur la terrasse.
«Oui, à partir de la première semaine de juin», assure M. Laberge.
Pour le reportage complet du Journal de Montréal, c'est par ici.
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