Grève: le Massif de Charlevoix annule sa saison de ski | Silo 57
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Grève: le Massif de Charlevoix annule sa saison de ski

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La saison de ski semble terminée au Massif de Charlevoix alors que les travailleurs ont rejeté lundi l’hypothèse de règlement soumis par le conciliateur.

MISE À JOUR - 22 JANVIER 2026: Les employés du Massif de Charlevoix reprendront le travail après que leur syndicat a voté en faveur d’une recommandation du conciliateur, jeudi 22 janvier, mettant fin à une saga qui tient toute la région en haleine. Alors que l’espoir semblait vain, les deux parties ont finalement accepté mardi 20 janvier de prendre part à une nouvelle séance de discussions à la demande du conciliateur nommé par le gouvernement du Québec. Cette nouvelle étape inespérée a permis d’ébaucher l’entente qui a été acceptée à la majorité par les employés du Massif, jeudi. Le Groupe Le Massif a confirmé sur sa page Facebook la réouverture complète de ses installations, à partir du samedi 24 janvier.

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Réunis en assemblée générale spéciale, les membres syndiqués ont exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et «de ne pas se laisser intimider par les pressions et les ultimatums patronaux», selon le communiqué. L’hypothèse de règlement proposée par le conciliateur a été refusée à 66% et le recours à l’arbitrage, à 67%.

De son côté, le Massif de Charlevoix avait indiqué samedi que si une entente avec le syndicat n’est pas conclue avant le 20 janvier, la montagne devra fermer ses portes pour la saison. La partie patronale a réagi en annonçant la fin de ses opérations régulières pour la saison actuelle.

Une décision difficile

La montagne affirme être forcée de prendre la décision la plus difficile de ses 23 dernières années: «Le Massif de Charlevoix se voit contraint de mettre fin à ses opérations régulières, à la suite de la décision des employés représentés par la CSN de ne retenir aucun des deux récents scénarios visant à reprendre le travail», dit-on.

Selon la CSN, les syndiqués continuent d’affirmer que la table de négociation est le seul endroit légitime pour régler le conflit. Le syndicat prétend que l'employeur agit comme un roi «en tentant d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation.»

«Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux», affirme Annick Simard, présidente du syndicat.

De toute évidence, le bras de fer risque de se poursuivre et les espoirs d'une entente s'amenuisent. «Les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront unis, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste», conclut la CSN.

Un fleuron régional

Pour l’instant, les deux parties sont incapables de conclure un accord. «Après avoir sorti Le Massif d’une situation financière précaire il y a plus de 23 ans, nous constatons aujourd’hui, avec une grande tristesse, que Le Massif de Charlevoix, un fleuron régional et destination récréotouristique internationale quatre saisons, détenu à 100% par des intérêts québécois et générant plus de 525 emplois directs, voit de nouveau sa pérennité fragilisée » se désole Claude Choquette, président de Groupe Le Massif.

Pour justifier sa décision, l’employeur invoque notamment la contrainte du temps, un élément majeur du dossier. Dans le cas d’une reprise des activités, Le Massif devait poursuivre l’enneigement artificiel sur l’ensemble de la montagne. Or, cette opération est encadrée par la réglementation, « laquelle exige que le remplissage du réservoir soit complété au plus tard le 31 janvier. »

La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2025. Le 2 janvier 2026, les employés ont déclenché la grève générale illimitée.

D'autres impacts

Le Club Med n'a pas précisé si ses activités seront suspendues. Une rencontre importante est prévue mardi à ce sujet. Club Med a annoncé récemment vouloir inaugurer un complexe tout-inclus haut de gamme à Tremblant d’ici décembre 2028.

«C'est une catastrophe pour la région. Les impacts sont majeurs pour l'industrie, les salariés, la population. C'est la réputation de Charlevoix aussi. Personne n'est gagnant et c'est une très mauvaise nouvelle. Le tourisme est un moteur économique de pointe », a commenté le préfet de la MRC de Charlevoix, Michaël Pilote.

Pour sa part, Tourisme Charlevoix trouve profondément regrettable l’impasse menant à la fermeture. Selon l'organisation, ce dénouement n’était souhaitable pour personne.

« L’offre touristique hivernale dans Charlevoix demeure riche et diversifiée, portée par ses deux parcs nationaux, le Mont Grand-Fonds, un vaste réseau de sentiers de ski de fond, de raquette et de motoneige, une diversité d’activités culturelles, une restauration variée et un parc d’hébergements de grande qualité, offrant de nombreuses occasions de découvrir Charlevoix autrement », souligne le directeur général Mitchell Dion.

Le ministre du Travail Jean Boulet et la députée Kariane Bourassa n'ont pas réagi encore.

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