Les prêts-à-boire à base de spiritueux se vendront ENFIN dans les dépanneurs et épiceries
Pendant des années, la SAQ avait le monopole de la vente d’alcool à base de spiritueux. En effet, dans les dépanneurs et épiceries, on retrouvait seulement des prêts-à-boire et des breuvages à base de malt, de vin ou de cidre.
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C’est aujourd’hui, le 24 février 2026, que l’Union québécoise des microdistilleries (UQMD) a pu accueillir favorablement l’annonce du gouvernement visant à permettre la vente des prêts-à-boire à base de spiritueux dans les épiceries et dépanneurs du Québec.
C’est le cabinet du ministre délégué à l’Économie et aux PME, Samuel Poulin qui a annoncé la nouvelle ce matin. Ce sont donc plusieurs Québécois et Québécoises qui seront heureux de pouvoir acheter des breuvages à base de spiritueux pour leurs prochains rassemblements familiaux et amicaux !
Plusieurs distilleries ont dû développer deux catégories de prêts‐à‐boire : l’une élaborée à partir de spiritueux traditionnels (gin, vodka, rhum, etc.) et l’autre conçue à base d’alcool de malt. Cette diversification leur permettait de répondre aux exigences réglementaires tout en élargissant leur présence sur un marché en pleine expansion.
Le projet présenté par le cabinet de Samuel Bouin est le plus grand projet de loi omnibus d’allègement réglementaire et administratif à ce jour, en ce qui concerne le nombre d’articles et de mesures et les retombées de celles-ci.
« L’allègement réglementaire fait partie de nos grandes priorités. Avec ce projet de loi, le Québec démontre une fois de plus que les régions sont écoutées, et que nous y accordons une importance catégorique, d’où les changements apportés dans l’industrie forestière. Le secteur de l’alcool est aussi mis de l’avant en offrant beaucoup plus d’allègements, notamment pour les prêts-à-boire, qui seront maintenant en vente en épicerie. Le secteur de l’automobile n’est pas mis de côté avec des mesures qui seront bien accueillies sur le terrain. Je suis fier de présenter ces changements pour propulser nos régions et notre économie encore plus loin sans tous les bloquants réglementaires. »
Samuel Poulin, ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, ministre responsable de la Jeunesse et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches
L’UQMD insiste toutefois sur l’importance que la mise en œuvre de cette mesure soit structurée de façon à soutenir les PME québécoises. Les modalités d’accès au marché, les conditions commerciales et l’espace tablette devront être pensés de manière à ne pas simplement avantager les grandes multinationales disposant de budgets promotionnels substantiels et d’un pouvoir de négociation considérable. À défaut, les produits de ces grandes entreprises, plus facilement accessibles, moins coûteux et fortement soutenus par le marketing, risquent de capter l’espace et de substituer les ventes des producteurs québécois.
À noter que depuis plus d’une décennie, les distilleries du Québec réclament une réforme structurante du cadre réglementaire afin d’assurer la viabilité des entreprises d’ici. La reconnaissance officielle d’un statut de « petite distillerie », assorti d’allègements adaptés en matière de majoration et d’accès au marché, comme c’est déjà le cas ailleurs au Canada, constituerait un levier concret pour soutenir l’investissement, dynamiser les régions et créer davantage de richesse au Québec.
On reste à l’affût pour savoir à quel moment les consommateurs pourront se procurer ces prêts-à-boire en épiceries et dépanneurs !
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