Vols annulés et prix en hausse: devrait-on éviter l’Europe cet été?
La saison estivale approche à grands pas et on est plusieurs à d’un espresso en terrasse à Rome ou d’une balade sur les quais de la Seine ! Mais avec la guerre en Iran, la crise du carburant, les vols annulés et la hausse du prix des billets d’avion, il y a de quoi se demander si voyager en Europe est vraiment une bonne idée cet été.
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Vous vous posez cette question ? Voici quelques conseils de pro pour y voir plus clair.
Les choses à savoir si vous songez à partir en Europe cet été :
1. Il faut se préparer aux perturbations
Est-ce le bon moment pour s’envoler vers l’Europe ? La réponse dépendrait d’abord de votre tempérament de voyageur. « Oui, l’Europe continue d’être une bonne idée, estime Gitane Charron, de l’agence Je suis voyageur. Mais pour quelqu’un qui voyage moins souvent ou qui a seulement deux semaines très précieuses de vacances, réalistement, c’est vrai qu’il peut y avoir des perturbations. Ce n’est peut-être pas judicieux de se tourner vers l’Europe cette année pour ces gens-là. »
Pour ceux qui choisissent de maintenir leur projet, l’acceptation de l’imprévisible est la clé. « L’Europe est une bonne idée si le voyageur est prêt à gérer des changements d’horaire de vol de dernière minute », ajoute Josée Tougas de Voyage des Laurentides.
2. L’assurance voyage est votre meilleure amie
Le secteur de l’aviation traverse une zone de turbulences qui affecte directement votre portefeuille et vos vacances. « Au niveau des risques, c’est surtout pour les vols. On voit des transporteurs annuler des liaisons et oui, ça peut continuer d’arriver et on va continuer d’observer une hausse des prix », précise Gitane Charron.
Parmi les raisons de ces annulations : les hausses du prix du carburant et la crainte d’une pénurie de kérosène, surtout en Europe, si le conflit en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz perdurent.
Pour ceux qui ne veulent pas sacrifier leur été européen, la préparation ne se limite plus à choisir les bons hôtels, mais à bâtir un filet de sécurité robuste. L’assurance voyage est votre meilleure amie : « Ceux qui décident de partir doivent avoir une bonne assurance interruption de voyage. Ce serait vraiment LA sécurité de base », insiste Mme Tougas.
« Je viserais des prestations qui sont remboursables ou modifiables. Je ne m’empêcherais pas de viser l’Europe, dit Gitane Charron, mais j’irais peut-être vers des prestations de quelques dollars de plus et annulables. »
3. Ce que disent les compagnies aériennes
Face aux inquiétudes, les grands transporteurs déploient des stratégies d’adaptation pour sécuriser les vacances des voyageurs.
Chez Air Transat, on mise sur une diversification accrue au départ de Montréal et de Québec, ajoutant des liaisons ou fréquences vers l’Europe pour offrir plus d’options. « Notre stratégie repose sur une offre européenne variée et bien équilibrée », explique Marie-Christine Pouliot, cheffe des relations publiques et du contenu marketing, précisant que l’entreprise surveille de près l’approvisionnement en carburant.
Même son de cloche du côté d’Air Canada. Le prix du kérosène a pratiquement doublé, reconnaît Christophe Hennebelle, vice-président aux communications, mais il affirme que les suspensions de vols restent « en nombre très limité par rapport à l’étendue du réseau ».
Pour rassurer la clientèle, les compagnies misent sur des options tarifaires flexibles permettant de modifier ou d’annuler sans tracas.
Chez French Bee, qui offre des vols de Montréal vers Paris-Orly, on mise sur la stabilité du marché québécois et sur l’agilité de la compagnie. Malgré une légère réduction de vols vers les États-Unis, la compagnie sécurise ses liaisons ici. « Vu le succès de la route sur Montréal, on a fait le choix de garder tous nos vols sur l’ensemble de l’été », rassure Marc-Antoine Blondeau, directeur général, précisant que l’entreprise ne voit aucun risque sur ses opérations de juin à août.
4. Il y a encore beaucoup d’options et même de nouvelles destinations
Malgré les turbulences, le ciel européen s’illumine de nouvelles opportunités. Chez Air Canada, l’été 2026 est synonyme de nouvelles liaisons directes. « Nous inaugurons plusieurs nouvelles destinations cet été qu’il puisse être intéressant d’explorer, de Catane (Sicile) à Berlin, en passant par Nantes ou Majorque », souligne Christophe Hennebelle.
Cette dose d’optimisme est partagée par Air Transat, qui mise sur une présence solide pour rassurer les indécis. « Au départ de Montréal, cela inclut notamment l’ajout de Reykjavik ainsi que des hausses de fréquences vers des destinations comme Bordeaux, Bruxelles, Madrid et Valence », explique Marie-Christine Pouliot.
Au-delà des défis logistiques, cette multiplication des accès directs vers de grands centres culturels est une nouvelle positive si vous faites partie des vacanciers qui ont l’Europe dans leur mire pour l’été.
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